Le confinement au Haras

  • La Depeche 12-04-2020

Nous vous partageons ci-dessous un article paru ce dimanche 12 Avril 2020 dans la Dépèche du Midi (Gers) concernant nos 2 apprentis en confinement au Haras


Florine et Camille, deux apprenties en formation au CFA agricole de Villeréal (47) ont choisi de vivre le confinement au travail avec leur maître d’apprentissage Pierre de La Serve au Haras d’Olympe. Comme les athlètes, les chevaux ont besoin d’exercice, ils apprécient le choix de ces deux jeunes femmes, dévouées à leurs bons soins.

Comment vivez-vous le confinement à Olympe ?

Je ne peux pas vivre plus de deux jours sans les chevaux, et puis, ici, c’est chez moi ! Les semaines de vacances, je les passe aussi au Haras. Ce que j’aime, c’est le travail des jeunes chevaux et leur valorisation, mais aussi un engagement concret de coaching auprès de propriétaires qui me font confiance, ni plus ni moins que le travail quotidien.

Florine

C’est mieux de monter à cheval tous les jours et de s’occuper d’eux que de rester au fond du canapé.

Camille

Qu’est-ce qui vous manque actuellement ?

Le plus frustrant, c’est la saison des concours, les chevaux sont prêts, ça avait bien locale commencé et ça s’arrête en plein élan. Et puis il manque l’animation, l’esprit club d’une écurie de propriétaires, très animée dès que les cavaliers se retrouvent, là c’est le calme plat, mais on est bien occupées.

Quel est votre programme quotidien ?

Il s’agit de faire les écuries, prodiguer les soins aux chevaux, et les monter, autant ceux qui sont en pension que ceux qui sont au travail, issus de l’élevage. Nous sommes en relation avec les propriétaires, par messagerie, en vidéo, ils voient leur cheval au travail en direct. Certains apprécient beaucoup, c’est un vrai partenariat, Alice y voit une prestation 5 étoiles, malgré le manque, elle accepte la situation car elle peut voir à distance les bénéfices sur Arlequin d’Olympe, son protégé. D’autres ont plus de difficultés à accepter que leur monture soit entre les mains (ou les jambes) de quelqu’un d’autre. Tous sont impatients de retrouver l’émulation de la saison de concours.


Florine et Camille se réjouissent, la saison des naissances arrive, et « cette année il n’y aura pas de difficultés à être présentes ». Elles préparent « la nursery » où l’on surveille les juments qui vont mettre bas.

Ysabel