Le Haras d’Olympe

 

C’est en 1902 que le Comte Bernard de Lary de Latour , arrière- grand-père du propriétaire actuel, a créé un élevage de pur-sang anglais, qui acquis très vite une renommée internationale. Après l’achat de très bonnes poulinières en France et en Angleterre, il fit naître de nombreux gagnants – dont « Grand Seigneur » vainqueur du Prix du Président de la République en 1925 à Auteuil – et vendait sa production à Deauville. A la mort de Bernard de Lary de Latour, sa fille, Madeleine, devint propriétaire du domaine d’Olympe. Elle en laissa la jouissance à son frère Ernest qui continua l’élevage de pur-sang anglais en association avec le professeur Berthelon de l’École Vétérinaire de Toulouse.

En créant son élevage, Bernard de Lary de Latour donna « le virus du cheval » à son fils Henri qui fut commandant de la remonte militaire de Tarbes et à son petit-fils Maurice de la Serve (père du propriétaire actuel) qui fut officier des Haras Nationaux de 1939 à 1973.

 

Sachant qu’il allait devenir propriétaire du Haras d’Olympe, Maurice de la Serve commença dès 1963 à s’occuper de l’élevage en diversifiant la production. Lui-même cavalier, il acheta à Tarbes où il était en poste en 1963, une pouliche de 3 ans Anglo-Arabe « Quiche Lorraine », qui après une carrière de concours de saut d’obstacles est à l’origine de la meilleure souche de l’élevage actuel. Il diminua la production de pur sang anglais pour la course au profit d’anglo-arabes, certains pour la course, d’autres pour le saut d’obstacles.

Parmi ses enfants, c’est le dernier Pierre qui, après avoir monté en compétition dans les années 1968-1972, orienta ses études pour reprendre l’exploitation et le Haras. En 1973, Maurice, alors à la retraite, s’installa définitivement à Olympe et géra l’ensemble jusqu’à l’installation de Pierre le 1er Janvier 1981. Encore mixte, courses et sport, l’élevage va progressivement se spécialiser vers la production de chevaux de sport (concours de saut d’obstacles, concours complet, dressage) et en majorité de race Anglo-arabe.

L’activité agricole du domaine d’Olympe se partage entre la polyculture sur 100 hectares produisant des céréales (maïs, blé et orge) et des oléagineux (colza, tournesol) et l’élevage des chevaux sur 30 hectares de prairies.

 

La particularité du Haras d’Olympe est de maîtriser toute la production du cheval depuis la reproduction jusqu’à la compétition.

Beaucoup de gagnants sont sortis des écuries du Haras d’Olympe :

  • Urus d’Olympe, grand vainqueur international en dressage exporté vers la Hollande puis vers le Brésil.
  • Equus d’Olympe, gagnant en saut d’obstacles, étalon national exporté en Espagne.
  • Icare d’Olympe, gagnant en concours complet, étalon national exporté en Allemagne.
  • Emir d’Olympe, gagnant en saut d’obstacles, exporté en Espagne.

De nombreux chevaux ont également été exportés : en Espagne, en Belgique, en Allemagne, en Suisse, au Brésil…

 

Le Haras possède trois écuries , deux grandes et une petite dans la cour du château (photo1) qui avec ses 3 boxes et sa vidéo surveillance est utilisée pour les mises bas (maternité).

L’écurie de la Capère d’en haut (photo2) avec 12 boxes, est réservée aux poulinières et aux pouliches, une installation est prévue pour effectuer le suivi échographique des juments. A coté de cette écurie, une stabulation libre permet à une partie de l’effectif de rester dehors  toute l’année;

L’écurie de la Capère d’en bas avec 18 boxes, reçoit les poulains dès le sevrage ainsi que tous les chevaux au travail qu’ils soient de l’élevage ou en pension.

Une stabulation de 8 places pour les chevaux à la retraite et les grands poneys

Un parc réservé aux petits poneys.

Pour le travail des chevaux, le haras est équipé d’un rond de longe, d’un manège de 46 m x 21 m et de deux carrières dont une utilisable en tout temps . Autour du château, un parc boisé et une prairie équipée d’obstacles naturels permettent promenade et entraînement en extérieur (photo 3).

L’effectif équin d’une quarantaine de chevaux est composé de 5 poulinières et de leur production ainsi que de chevaux en pension.

En fonction des opportunités un étalon rejoint l’effectif pour assurer la reproduction en monte naturel.

Pour assurer les soins et le travail des chevaux, Pierre de la Serve s’entoure de jeunes apprentis et stagiaires. Elles préparent les chevaux à vendre et et  les sortent en compétition

Du personnel qualifié accompagne tous les propriétaires qui le désirent.